Karting : du Rotax au KZ

Beaucoup de pilotes pro ont commencé le sport automobile par le Karting. Cela faisait longtemps que je souhaitais essayer un « vrai » karting de compétition.

J’ai eu l’occasion de rouler en 125 Rotax à plusieurs reprises mais sur quoi rouler après?

J’ai fait appel à Défi Kart Toulouse et Stéphane DAUGA (DS Racing) qui organisent des stages de pilotage Karting Compétition sur le circuit de Muret proche de Toulouse.

Au programme du stage :

  • Rotax Max (Moteur 2 temps 125 cm3, 29 chevaux)
  • DD2 (Moteur 2 temps 125 cm3, boite 2 vitesses palettes au volant, 31chevaux)
  • KZ (Moteur 2 temps 125 cm3, boite de vitesses 6 rapports, 42 chevaux)

Tous les châssis utilisés aujourd’hui sont des châssis PRAGA. C’est une marque Franco-Italienne très connue dans le monde du Karting.

Roulage en Rotax Max

Premier roulage sur un Rotax Max. Je connais déjà le rotax, j’en avais même acheté un vieux il y a une dizaine d’année. Le Rotax est un karting très fiable mais il faut s’y connaitre… Et avoir de la pièce détachée (bougies, bobine d’allumage…). Comme avec tous les karting en général. Il vaut mieux être bien entouré.

Découverte du circuit de Muret. C’est un tracé très sinueux, on ne se repose jamais, les lignes droites sont très courtes. Le Rotax est idéal pour rouler à Muret. Ça accélère fort quand on est habitué à un kart de location 4 temps. C’est un réel plaisir. On rentre fort dans les courbes, le grip est impressionnant et ça ré-accélère de suite. On arrive même à utiliser l’accélération pour faire tourner le kart. Un pur bonheur.

Le moteur du Rotax est très pointu et on arrive vite au rupteur en bout de ligne droite. C’est l’heure de passer sur le DD2.

Roulage en DD2

Découverte du DD2. Pour faire simple, c’est un Rotax Max mais avec 2 vitesses. On retrouve deux palettes au volant. On tire sur la palette de Gauche pour mettre la première et la palette de droite pour enclencher la seconde. Il y a un shifter qui fait une coupure moteur lors du passage des rapports, grâce à cela, on a même pas besoin de lever le pied de l’accélérateur quand on passe les vitesses.

Première accélération, ça accélère beaucoup plus fort que le Rotax, le moteur est plus plein. Il est même difficile d’accélérer à fond en ligne droite tellement ça accélère fort. Il faut bien chauffer les pneus avant de pouvoir accélérer en grand. Une fois les pneus bien chaud, c’est moment de jouer avec les palettes. Première, j’accélère à fond seconde… Et la j’ai l’impression qu’un élastique me tire vers l’avant tellement l’accélération de la seconde est forte!! Un vrai bonheur… On est très vite à l’aise avec un DD2, c’est le meilleurs compromis entre un Rotax et un KZ beaucoup beaucoup plus physique.

J’ai adoré le DD2, ça accélère fort, ça freine très fort avec ses freins à disques à l’avant. Je retrouve les sensations d’une voiture sur piste ou même d’une monoplace.

Roulage en KZ

Passons aux choses sérieuses… Toutes les personnes autour de moi me regarde comme si je touche des doigts le graal, l’aboutissement final de tout pilote. Benoit de Défi Kart Toulouse vient me voir et me dit : « attention au KZ, une fois que tu t’assoies dedans, tu ne remonteras jamais dans un autre kart »… J’ai hâte d’essayer!!!

Le KZ n’a pas de démarreur, il faut que quelqu’un nous pousse pour le démarrer. J’écoute attentivement les conseils de Benoit et Stéphane. Ils vont me pousser, il y a un embrayage, c’est une poignée derrière le volant, que je serre fort. J’enclenche la seconde est c’est partie.. Je m’élance sur la piste…

J’accélère en seconde, le kart se met à hurler et je me retrouve à fond de la vitesse. Je coupe les gaz pour enclencher la 3 (comme il n’y a pas de shifter, il faut toujours lâcher l’accélérateur lorsqu’on monte ou descend un rapport). Je mets la 3 puis 4, 5, et même la 6, tout va très très vite.. Il y a énormément d’information à gérer, l’accélération qui est brutale, les freins et surtout la boite de vitesse.. On tient le volant qu’à une main, le boite nous sollicite sans cesse, on monte les rapports, on les descends, sans parler des vitesses de passage en courbes. J’arrive au fond du circuit dans le triple droit et j’ai l’impression que ma tête va s’arracher tellement ça va vite. Je fais 5 tours et je suis obligé de rentrer tellement je suis épuisé physiquement.

Petit débriefing et c’est reparti pour une série de 5 tours. Impossible de faire plus tellement c’est physique. A la fin de la journée je suis K.O. Mais c’est de la bonne fatigue.

Pour conclure

Si vous n’avez jamais fait de karting de compétition, il vous faut essayer en commençant par le Rotax. N’hésitez pas à appeler Benoit (Défi Kart Toulouse) qui vous organisera ça avec passion.

Le meilleurs compromis reste le DD2, c’est un karting difficile physiquement mais facile dans son pilotage. On retrouve les sensations d’une voiture avec ses freins à l’avant. La boite est géniale.

Pour le KZ, j’ai eu l’occasion de rouler à nouveau dessus. C’est l’arme ultime mais il faut être aguerri et prêt physiquement. Il faut bien 4 ou 5 journées de roulage pour commencer à être a l’aise dessus.

Encore 3 journées de roulage à faire 😁


Merci à Benoit et Stéphane pour leurs conseils, ils ont été au petit soin avec moi, durant toute cette magnifique journée. Au plaisir de les retrouver pour la prochaine journée KZ.

Jérémy

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